La justice

A la mairie du 9ème arrondissement,

                

Deux après-midi ont été organisées avec les élèves de 3ème à la mairie du IXème arrondissement autour du thème de la justice

La première séance de 2 heures était la simulation d'un procès, au cours de laquelle chaque élève avait à jouer un rôle qu'il choisissait au départ: la victime, l'avocat, le procureur...
 Organisée par Anne-Sarah Kertudo de la permanence juridique, .... Installés dans la Salle du Conseil de la mairie, cette mise en situation était orchestrée par Mathieu, avocat de profession. Une interprète assurait la traduction de toutes les interventions.
 
 La situation : une personne a été accusée d'avoir volé un ordinateur portable, et la victime a porté plainte.

 La mairie, la grande salle du conseil, l'avocat, un procès fictif, à chacun son rôle, toutes les conditions étaient réunies pour rendre la situation la plus officielle possible, dans un climat de totale confiance. 

 

«C'était très intéressant parce que çà montrait ce qu'était la justice» Soukeyna.

 «Moi, j'étais la mère de l'accusé. J'ai beaucoup aimé ce rôle et grâce à l'avocat «mon fils» a été libéré. J'ai appris beaucoup de choses sur la justice» Eva.

 «En jouant ensemble, on s'est bien amusé, mais sérieusement» Alexis.

 Cette expérience leur a montré aussi la difficulté de juger une personne qui au premier abord semblait coupable.

 Ils ont pu voir que le temps de parole de chacun était à respecter, que l'on ne pouvait pas intervenir sans demander la parole (même si parfois, certains avocats «bouillaient sur leur siège»), ou sans attendre son tour.

 «Mon rôle d'avocat de la défense n'était pas facile, étant donné que je devais patienter en respectant les mouvements et les gestes du procès.» Alexis.

 «Je joue mon rôle de juge, et ça m'ouvre à ce qui se passe dans un tribunal» Walid.

Pour certains élèves, il a fallu un peu de temps pour se laisser aller, et oser intervenir.
Pour d'autres, parler quand c'était leur tour était particulièrement difficile :

 «C'est incroyable, j'avais plein de choses à dire, mais je n'ai pas réussi à parler, j'étais bloquée». Soukeyna et Ophélie.

 La seconde séance de 2 heures était organisée autour de cinq situations que les élèves devaient analyser par petit groupe de 2 ou 3 élèves. Ils devaient par exemple réfléchir sur une situation telle que celle-ci :

 Un couple de sourds veut divorcer, mais ils n'ont pas d'argent pour payer l'avocat, ni l'interprète. Que peuvent-ils faire?

Après réflexion et échange au sein de chaque groupe, une mise en commun était prévue avec explication juridique par Anne-Sarah Kertudo pour chacune d'entre elles.

 Ici aussi les élèves disent avoir appris beaucoup de choses.
Pourtant, c'est la première séance qui a fait l'unanimité. Le fait de s'être impliqués eux-mêmes dans un procès leur a beaucoup plu, ils en ont retenu plus de choses.

 «Il faudrait que tous les élèves du collège et du lycée aillent visiter au moins une fois» Jeffrey *

Anne-Sarah Kertudo les a aussi informés de sa présence à la mairie du IXème à la permanence juridique.
Elle leur a expliqué son rôle, et a souligné qu'elle était prête à les accueillir à titre personnel s'ils en avaient besoin (en respectant le secret professionnel auquel elle était tenue).